le Blog à Dom


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Le coup de manivelle

Tu te souviens de ces vieilles voitures?

Bon. Peut-être que tu ne t’en souviens pas personnellement, hein, comme moi d’ailleurs. Mais dans les films anciens, dans certains documentaires, t’en as certainement vu: pour les mettre en marche, il fallait introduire une manivelle dans le moteur, et tourner énergiquement pour faire démarrer le moteur. Et lorsque celui-ci calait, à un stop par exemple, il fallait sortir de l’habitacle, prendre la manivelle, et aller redémarrer le moteur “à la main”.

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Le raidillon

Être au bas d’une montée, raide, glissante, dont je me fais une montagne.

Rester là, hésitant, découragé, parce que je sais que la montée va être pénible, et qu’une fois engagé il me faudra aller jusqu’en haut, parce qu’il n’y a pas de palier possible, pas de replat, c’est d’une traite. Et arrivé en haut, il y en aura d’autres, des montées.

Découragé peut-être par quelques tentatives malheureuses, par les difficultés ou échecs lors de montées précédentes.

Pas envie de me recasser la gueule, de me salir, de me faire mal peut-être

Ouais.

C’est pas un vrai chemin, hein, c’est une parabole.

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Juste une fois…

Elle me regardait avec ses beaux yeux clairs, et, d’une voix qui se voulait douce et persuasive, m’a dit :

« Je respecte totalement que tu ne veuilles pas consommer ce genre de produit. Mais tu devrais essayer, juste une fois, histoire de connaître. Comme ça tu pourrais mieux me comprendre. Et puis, tu ne peux pas juger quelque chose que tu n’as jamais essayé, non? Juste une fois… »

C’était il y a plus de 30 ans. Elle était en galère, et je lui avait proposé de l’héberger quelques temps, en précisant qu’il était hors de question qu’elle fume autre chose que des produits en vente libre lorsqu’elle se trouvait chez moi. Et que c’était également valable pour ses potes.

Elle avait, je crois, respecté cette règle. Et ce jour-là, dans un louable effort pour m’inciter à « mieux la comprendre », elle me proposait de goûter un joint, une fois, comme ça, pour voir. « On peut aller le fumer dans le parc si tu ne veux pas faire ça chez toi! Et c’est moi qui te l’offre, bien sûr; tu n’auras rien à payer! »

J’ai refusé. Je l’ai remerciée pour sa proposition, qui partait d’un bon sentiment, mais j’ai clairement dit que ce refus était ferme et définitif, non négociable. Elle n’a pas insisté. Mais, simplement, elle a demandé pourquoi.

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