j'y pense…


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…bénir

(Suite et fin de l’article précédent)

C’était un matin, en me rendant au travail. Je venais de rire intérieurement à la pensée d’une situation vécue récemment. Voyant un oiseau posé sur le chemin devant moi, je me suis arrêté et lui ai souri en lui disant bonjour, doucement. Puis, lorsqu’il s’est envolé, j’ai repris ma marche. En amoureux du chiffre trois que je suis, m’est alors venue cette question: « Que pourrais-je ajouter à Rire et Sourire pour en faire un trio? » Et très vite, un troisième mot en ir a surgi: bénir.

Ma première réaction a été de m’exclamer intérieurement, avec un sens de la concision qui n’a d’égal que l’intensité dramatique du terme choisi : « Oulà… »

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Rire, sourire…

Intro

Je vais partager avec toi une trilogie, un triptyque; trois sujets dont chacun mériterait un article — au moins! Mais mon propos n’est pas d’en faire une présentation systématique et complète, mais de te parler de ce qu’à eux trois ils représentent pour moi et de la manière dont ils s’articulent et se répondent dans mon expérience personnelle.

Rire

Rire est une activité qui présente trois particularités qui, mine de rien, ne sont pas réunies si souvent: c’est agréable, gratuit et bon pour la santé, tant mentale que physique. Ce dernier point est depuis quelques années le sujet d’expériences, d’écrits, de conférences… Il y a même, en Inde, un Yoga du rire, qui a été développé par un médecin, le Dr Madan Kataria et sa femme Madhuri, qui enseigne le yoga.

J’ai eu il y a quelques années l’occasion de participer à un groupe de yoga du rire. Lire la suite


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« Rien n’arrête une racine »

Tombé ce matin sur un texte dont voici un extrait:

«Chaque personne a un ressort intérieur et des ressources insoupçonnées. Rien n’arrête une racine: en cas d’obstacle, elle le contourne et ouvre un autre chemin. De la même façon, nous avons à tracer notre chemin de vie.»

(Phytospiritualité: Libérer la joie avec Agathe Frémy)

Intéressant.

Cette image de la racine a résonné en moi.

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Philosopher

Depuis que j’ai écrit le billet « Philosophie? », j’ai laissé mûrir en moi la question « Pour moi, qu’est-ce que philosopher? »

Et plus je fais résonner cette interrogation, comme une corde de guitare, plus j’entends un mot vibrer avec elle, comme par sympathie harmonique. Ce mot est: Recul.

En amoureux du chiffre trois que je suis, je vois tout naturellement ce recul en trois dimensions:

  • En retrait: Me tenir juste à côté de moi-même et me questionner sur ce que je ressens, ce que perçoivent mes sens, « comment c’est pour moi de vivre ce que je vis »? Mais aussi, d’une certaine façon, me poser la question: « Si je n’étais pas moi, qu’est-ce que je dirais en me voyant? »; ce qui suppose de cultiver la capacité à changer de regard, de point de vue…
  • En hauteur: M’élever, pour obtenir une vue d’ensemble de la situation. Vérifier l’orientation, me résumer les épisodes précédent, anticiper quelque peu ce qui semble m’attendre; voir venir ce qui vient et s’éloigner ce qui s’éloigne, faire le point…
  • En profondeur: Plonger en moi-même et explorer les émotions qui m’habitent et dont témoignent mes ressentis physiques; tenter de discerner ce qui, dans mes motivations, appartient à mes choix de vie ou au contraire à mes conditionnements et mes blessures…


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Philosophie?

Lorsque j’avais 20 ans, le mot philosophie désignait pour moi « une des matières étudiées par ceux qui font des études ». Ayant quitté l’école dès que possible pour faire un apprentissage, je ne me sentais pas concerné.

De plus, ceux de mes camarades qui étudiaient la philo (diminutif utilisé par les initiés!) parlaient entre eux d’auteurs dont j’ignorais tout et dont la plupart étaient morts depuis longtemps.
Circonstance aggravante, les plus célèbres d’entre ces auteurs s’étaient exprimés en latin ou en grec, deux langues dont le simple fait qu’on les dise « mortes » me les rendaient inintéressantes. Mes deux ans de latin au Collège Saint-Louis ont laissé bien des souvenirs douloureux tant à moi qu’à mon professeur et j’avais déjà assez de difficulté avec les langues vivantes!

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